En France, investir dans l’immobilier a toujours été considéré comme avantageux. Cela permet en effet de se constituer un patrimoine pour assurer ses vieux jours, pour préparer l’avenir des enfants, petits-enfants… Mais voilà, les prix ont commencé à grimper de façon alarmante depuis quelques mois, ce qui inquiète beaucoup les Français qui ont des projets d’achat immobilier pour cette année. Détails.

Il y a moins de potentiels acquéreurs cette année

La hausse des prix de l’immobilier inquiète les acheteurs

Début 2018, ils étaient près de 3,5 millions de Français à envisager d’acheter un bien immobilier. Un an plus tard, ils ne sont plus que 3,1 millions à toujours envisager de se lancer dans l’achat d’une maison ou d’un appartement. On constate ainsi une baisse de 6 % en 12 mois. Les potentiels acquéreurs n’en restent pas moins nombreux à estimer que c’est le bon moment pour acheter malgré les prix en hausse, car les taux de crédit immobilier affichent un taux historiquement bas cette année.

Les prix sont irréalistes alors que le pouvoir d’achat est en baisse

D’après un sondage réalisé par Kantar TNS pour le compte de Logic-Immo, plus d’un Français sur deux trouve que les prix de l’immobilier sont devenus complètement irréalistes. La preuve avec le prix du mètre carré à Paris qui a augmenté de 9 % en l’espace d’un an seulement. Actuellement, la moyenne a atteint les 10 000 € le mètre carré dans la capitale.

La hausse des prix de l’immobilier inquiète les acheteurs #2

La situation est d’autant plus critique, car le pouvoir d’achat immobilier des Français a beaucoup baissé cette année. Et bien que les taux d’intérêt des banques soient particulièrement bas et soi-disant « avantageux », la hausse des prix contraint la majorité des acheteurs à s’endetter beaucoup plus longtemps pour rembourser leur prêt immobilier. L’Observatoire du Crédit Logement/CSA dévoile notamment que « les durées se sont accrues de 22 mois. Jamais les durées des prêts bancaires n’avaient été aussi élevées ».

Mais pourquoi cette hausse des prix ?

L’augmentation des prix de l’immobilier s’explique principalement par le fait que les biens mis en vente se font de plus en plus rares. Le segment du neuf traverse en effet une période de pénurie inquiétante, avec la construction qui a chuté de 7 % l’année dernière. Or comme l’explique Thomas Grjebine, économiste au Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cepii) : « […] la baisse de la construction a toujours été suivie par une contraction des prix de l’immobilier ». Cette année, on ne compte ainsi que 2,1 millions de vendeurs contre 3,1 millions d’acheteurs, ce qui correspond à 1 vendeur pour 1,5 acheteur.