Les investisseurs, depuis quelques années, ont parfois l’impression d’avancer dans un champ de mines. Avec les problèmes économiques qui se multiplient un peu partout sur le globe, ce qui semblait auparavant une excellente opportunité d’affaires devient vite un vrai bourbier. Le dernier exemple ? Avec les récentes manifestations en Turquie et la féroce contestation du président Erdogan, la bourse a connu plus de 10% de chute, et la situation ne semble pas près de dérougir. La Chine, bien que politiquement stable, voit sa croissance lentement ralentir et n’est peut-être plus l’eldorado que tout le monde soulignait jusqu’à tout récemment.

Bien qu’aucune boule de cristal n’existe pour anticiper les résultats d’un investissement, il y a tout de même moyen de guider votre argent vers certains secteurs ou pays avec un meilleur potentiel. Lisez-bien les quelques conseils suivants : ils pourraient vous permettre de réaliser de beaux gains. Bien évidemment, comme toute recommandation d’investissement, ils seront à prendre avec des pinces.

Miser sur le secteur hôtelier peut rapporter gros

Récemment, on entendait que les secteurs de l’hôtellerie au Canada ainsi qu’aux États-Unis étaient en mode croissance. En 2013 et 2014, par exemple, on prévoirait une hausse moyenne de 6 à 7% des revenus par chambre chez le pays de l’Oncle Sam.  Pourquoi donc? Il faut souligner qu’avec la situation difficile qui prévalait, les nouvelles constructions hôtelières furent assez peu nombreuses récemment, ce qui a pavé le chemin à un déséquilibre croissant entre l’offre et la demande. Même au Canada, on prévoit que les transactions immobilières représenteront plus de deux milliards cette année! C’est donc un moment idéal pour se lancer dans l’arène. Un article tout récent du blogue immobilier Club-Bonito (le lien est en anglais) fait état de différents facteurs supplémentaires rendant l’investissement immobilier attrayant, notamment les faibles taux d’intérêt pour les emprunts hypothécaires.

Le marché boursier américain sera en excellent posture

Les années noires pour les États-Unis seraient-elles enfin terminées? Bien qu’il soit impossible de lancer une affirmation aussi ambitieuse, on peut au moins dire que l’économie est présentement en train de se redresser. La poussée du secteur énergétique américain, nourri par les nouvelles exploitations de gisements de gaz de schiste, pourrait entraîner une augmentation de 10% de la capitalisation boursière du marché. Quand on sait que le Canada pourrait rester stable durant la même période, on réalise à quel point la situation a changé depuis quelques mois!

Le boom des ressources naturelles, faut-il y croire encore?

Au Canada, on parlait du Plan Nord comme d’un projet porteur qui allait générer énormément de richesses collectives. Le tout n’est pas totalement faux : comme l’économie canadienne est fortement basée sur les matières premières et que les pays émergents ont encore faim d’acier et d’aluminium, ces matières continueront à se vendre à fort prix. Toutefois, tabler sur une hausse de leurs prix au cours des prochaines années serait très risqué; avec l’économie mondiale plombée par les marchés européens et la croissance plus faible que prévue de d’autres économies, vous pourriez perdre gros en jouant d’audace.

Faut-il risquer l’Europe?

Certains conseillers en investissement mentionnent que les plus audacieux seront en mesure de trouver d’excellentes affaires en s’intéressant à certains pays comme l’Espagne ou l’Italie. Avec les chutes vertigineuses que les indices boursiers ont rencontrées, il se pourrait que la situation se redresse prochainement. Ce serait toutefois comme une partie de poker… vous ne connaissez pas toutes les cartes avant d’avoir misé gros.

Un point d’interrogation : le Japon

On considère depuis plusieurs années le Japon comme un pays mature, une force économique à travers le monde. Si vous regardez ses indicateurs économiques, toutefois, vous pourriez avoir quelques raisons de paniquer : avec une dette équivalente à 220% du PIB, qui sait si le marché ne s’emballera pas prochainement? Avec sa sensibilité aux tremblements de terre et aux autres intempéries, l’archipel nippon ne devrait pas être considéré comme une destination de choix pour vos billets verts en 2013.