Une pluralité d’initiateurs d’habitats groupés

Lorsque l’on s’inscrit dans une démarche collective d’habitat, il est indispensable de constituer le noyau porteur du projet pour pouvoir commencer à esquisser les contours du plan définis selon les attentes de chacun. S’il doit s’agir d’un habitat thématique, la rencontre des futurs habitants se fera selon ce partage de valeurs. Les membres d’une même famille aiment aussi cette nouvelle façon d’habiter. Mais au delà des particuliers, les communes sont de plus en plus nombreuses à initier des projets d’habitat participatif qu’elles estiment favorable au développement de leur ville.

Se regrouper en famille, entre amis dans un habitat groupé

Habiter de façon collective implique de partager et de mettre en commun. Dans cette optique, beaucoup de familles optent naturellement pour l’habitat groupé qui, au delà de son esprit familial, accorde de nombreuses économies. Puis avec le temps, de la même façon que le foyer s’ouvre aux amis, l’habitat ouvre ses portes aux groupes d’amis. En effet, si à une certaine époque, la famille était entendue au sens stricto sensu, de nos jours, il n’y a plus de réelles frontières entre le noyau familial et le noyau amical, si bien que de nombreux groupes de collègues se forment dans cet esprit de convivialité. Enfin, avec la modernisation des moyens de communication et l’avènement des réseaux sociaux, faire de nouvelles rencontres est si simple qu’il n’est plus compliqué de se réunir autour de projets communs. Ainsi, les unions d’habitants groupés ont évolué. Depuis 1970, nous sommes passés d’un habitat typiquement familial vers un habitat totalement ouvert, au point où les habitants initiateurs du projet offrent des logements en location au sein de leur habitat.

Se regrouper selon des valeurs

Si l’initiative d’habiter collectivement se fait généralement selon des affinités, elle se fait aussi en fonction de valeurs partagées. En effet, l’individu étant plus soucieux de son environnement et de son prochain, le logement devient un autre moyen de défendre ses idées. On retrouve ainsi divers habitats avec des thématiques différentes. Certains programmes vont être totalement écologiques de la construction à l’usage. D’autres vont être construits par et pour des personnes du troisième âge. D’autres encore vont revêtir un caractère social et s’apparenter à des logements sociaux dans une démarche solidaire et participative. Par la facilité d’implication des porteurs de projets d’habitat groupé, ce dernier devient facilement adaptable à ses futurs habitants, ce qui rend le concept davantage appréciable.

L’habitat groupé pour une ville durable

En temps de crise du logement, l’habitat groupé se révèle être non seulement favorable aux particuliers en quête de logis mais aussi aux collectivités locales qui y voient un début de réponse à la crise. En effet, les communes devenant impuissantes face au mal-logement, face à des individus peu respectueux de leur ville, les responsables n’ont d’autres choix que de trouver des alternatives, et il se trouve que le concept d’habitat solidaire offre non seulement des logements supplémentaires mais responsabilise surtout les habitants qui deviennent alors  plus indépendants et sollicitent moins la ville. Par ailleurs, l’habitant en habitat participatif s’implique dans son lieu de vie  afin de le rendre le plus agréable possible mais aussi plus durable, ce qui est un plus pour la commune.