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Au Québec, il n’est pas facile d’entrer dans l’industrie de la construction. Avec les barrières que placent les syndicats et les organismes régulateurs, il faut jouer le jeu… ce qui veut dire, entre autres, décrocher sa licence d’entrepreneur en construction. Depuis sa mise en place il y a plusieurs années, on ne peut pas dire que son concept soit bien connu à l’extérieur du cercle fermé des entrepreneurs… ce qui peut causer quelques soucis à ceux qui lorgnent la carrière mais peinent à établir la difficulté du processus.

Aujourd’hui, nous vous offrirons quelques précisions afin de briser les mythes sur la licence et en faciliter votre compréhension.

Les examens à réussir

Sur le site de Gestion Solution Construction, dans la section examens, on retrouve la liste des principales évaluations à réussir par l’aspirant. Il ne faut pas penser qu’un seul examen permettra d’obtenir sa licence: on parle plutôt de quatre examens généraux (administration générale, sécurité sur les chantiers et gestion de projet X 2)  ainsi que d’une évaluation spécialisée par catégorie de licence. Cette dernière condition est tout à fait logique: le peintre en bâtiments aura besoin de démontrer des compétences différentes que le charpentier ou le paysagiste!

Notons que certaines catégories d’emploi devront passer leur examen de spécialité avec leur corporation compte tenu que la RBQ ne les prend pas en charge elle-même. Peut-être est-ce à cause de la complexité des connaissances requises? Dans tous les cas, les catégories entre 15.1 et 15.5 (chauffage et plomberie) sont en cause. L’entrepreneur en électricité, dans la catégorie 16, devra lui aussi se faire évaluer par sa corporation.

La préparation à l’examen

On présente souvent les écoles de construction comme étant la panacée: des entrepreneurs d’expérience et des formateurs donneront 18 heures de formation et cela est sensé suffire pour réussir l’évaluation et décrocher sa licence.

Dans les faits, il est vrai que ces formateurs peuvent donner un bon coup de main. Ce ne sont toutefois pas les seuls qui peuvent vous aider, et ils coûtent la peau des fesses! Vous avez le choix entre payer de 1 000$ à 2 000$ pour 18 heures de cours… ou de faire appel aux annonces classées, qui permettent de trouver des offres pour une fraction du prix. Souvent, ce sera un formateur amateur qui vous offrira des manuels de cours et qui vous donnera quelques conseils de base… offre qui pourrait tout de même convenir à ceux qui apprennent plus rapidement que les autres.

Enfin, si le coeur vous en dit, vous pouvez tout simplement lire la documentation légale que la RBQ vous demande d’assimiler avant l’examen… mais rappelez-vous que deux échecs consécutifs à un examen vous empêchent de faire une reprise pour les six mois suivants.

Les amendes

La Régie du Bâtiment du Québec cherche à dissuader les gens d’opérer une entreprise sans licence de construction. Son arme principale? De jolies amendes. Disons que celles-ci varient grandement selon la gravité de la faute commise, mais le minimum présenté par la RBQ semble être de 1 000$. En cas de récidive, la facture peut grimper dans les dizaines de milliers de dollars.

Prenez note que les personnes morales (les entreprises) sont sujettes à des amendes beaucoup plus importantes que les individus.