Une période bien morose pour cette nouvelle taxe

A l’heure ou la France sombre dans la récession avec un PIB annoncé négatif de 0.2 points, la mise en place d’une nouvelle taxe pourrait sembler inappropriée. Et pourtant ce fut bien le cas le 1er mai dernier, avec l’éco-mobilier. Cela n’aura pas échappé aux plus informés d’entre nous, l’achat d’un meuble coutera dorénavant plus cher. Certes l’augmentation n’est pas conséquente, mais touche une multitude d’article de consommation d’ameublement. Et une fois de plus c’est encore le consommateur qui trinque. Et comme contribution rime avec contribuable, nul doute que cette taxe sera répercutée sur les prix. A ce propos Canape.net fait un check up complet en identifiant tous les différents aspects et produits qui sont touchés de plein fouet par cette participation, qui a pour objectif de revaloriser et de traiter les déchets engendrés par les vieux meubles. A l’initiative de grandes marques, une association à but non lucratif fut créée pour assurer la gestion et la coordination de cette nouvelle expérience. A leur dépend, il est bon de souligner qu’aujourd’hui, il n’existe aucune structure responsable et apte à recycler le mobilier. Aucune prestation n’est prévue à cet effet.

Une gêne nait autour de cette éco-participation

Il est bon de noter que les défenseurs de cette participation financière se refusent à employer le terme taxation. Pourtant, elle est bien soumise à la TVA, donc l’état récupère au passage un gain substantiel sur les ventes. Il ne devrait même pas y avoir débat sur cette notion concrète et factuelle. Bien sur que la conscience écologique ne laisse personne de marbre et que chaque citoyen souhaite se responsabiliser sur les incidences effectives sur l’environnement que procurent ses actes d’achat. Mais a y regarder de plus près, les interrogations naturelles viennent troubler les fervents acteurs de la protection de la nature.

Lorsque l’on analyse avec minutie la méthode de calcul pour appliquer cette éco-participation, certains points semblent légèrement en retard. Ainsi bon nombre de meubles sont taxés en fonction de leur poids et non de leur matière. Cela fait abstraction des difficultés réelles sur le retraitement des déchets; pourquoi le plastique n’est pas plus mis à contribution que le bois. Ce dernier est pourtant un matériau naturel et très facilement transformable et très peu nuisible pour notre planète. Alors qu’a l’inverse, le premier nécessite des moyens considérables et bien plus coûteux pour assurer une nouvelle utilisation. D’autres aberrations sont également pointés dans ce tableau très complet.

Des exemples concrets pour le consommateur

Alors combien cela va t-il couter réellement au consommateur ? Les repères sont pratiquement inexistants et la logique digne des formations d’énarques. Il existe deux listes, l’une soumise et l’autre dispensée. Pour résumer la première prend en compte un large panel de meubles, qui se retrouvent dans toutes les pièces de la maison, de la table, en passant par le canapé ou encore un cache lumière. La deuxième qui exempte certains articles, touche directement des petits objets de décoration ou ustensiles, casier pour épices, couverts ou encore panière à pain… D’où l’incompréhension de trancher entre deux catégories qui possèdent des points communs. Il reste étrange que les produits les plus renouvelés ne soient pas soumis à cette taxe.

Il est aussi clairement expliciter par les responsables en charge de la gestion, que l’évolution de cette redevance dans les prochaines années ira forcément en augmentant. Pas de quoi rassurer le client. Chacun pourra se faire sa propre opinion, mais les professionnels du mobilier auraient bien voulu s’en passer, dans une période de crise qui tombe plutôt mal.