En un an, le gouvernement a annoncé et entamé de nombreuses mesures et autres réformes en lien avec l’immobilier. Ces changements, bien qu’attendus et largement commentés, n’auront finalement que peu de conséquences sur le marché de l’immobilier français, en tout cas selon les prévisions de certains économistes. Selon eux, ces conséquences se sentiront principalement sur le nombre de ventes de logements, qu’ils prédisent en baisse dès l’année 2018.

Les conséquences de l’Impôt sur la Fortune Immobilière.

Si l’immobilier souffrira peu des conséquences de ces nouvelles mesures, c’est parce qu’elles ont un impact assez faible. La suppression de l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF) au profit de l’Impôt sur la Fortune Immobilière, par exemple, n’amènera pas à une grande diminution des ventes.

Effectivement même s’il prévoit une augmentation conséquente des impôts du ménage dès lors que son patrimoine immobilier dépassera 1,4 million d’euros, l’IFI ne prend pas en compte la valeur vénale de la résidence principale. Ainsi, beaucoup de ménages y échappent facilement, même s’ils sont nombreux à se tourner vers les services d’un expert judiciaire pour s’assurer d’être en règle.

En effet, les ventes immobilières concernent majoritairement la vente ou l’achat d’une résidence principale et, depuis quelques années, le marché de la résidence secondaire se porte de plus en plus mal. Les experts accusent la morosité du climat économique qui n’encourage pas à acheter un bien uniquement pour le plaisir puisque, rappelons-le, une résidence secondaire n’est que rarement un investissement.

Des mesures pour le logement neuf

Parmi les mesures prises par le gouvernement, la prolongation du dispositif de la loi Pinel et celle du prêt à taux zéro en sont deux de grande importance. La première permet des économies d’impôts conséquentes en cas d’investissement locatif dans le logement neuf, tandis que le second permet, sous certaines conditions, d’accéder à la propriété sans payer d’intérêts.

Pourtant, les économistes prédisent une diminution du nombre de ventes de logements neufs. Pourquoi ? Selon eux, à cause du recentrage de ces dispositifs sur les zones tendues ou difficiles. L’objectif est de revitaliser certains quartiers ou certaines villes en encourageant la population à y investir et à y emménager.

Toutefois, un tel dispositif risque, dans un premier temps, de diminuer le nombre de ventes. Effectivement, même si leur impact est positif sur le long terme, une telle mesure nécessite de convaincre les acheteurs potentiels d’investir avec moins de visibilité sur l’avenir. Un investissement moins sûr donc, qui rencontrera alors moins de succès.

Pour toutes ces raisons, l’année 2018 ne devrait pas être une mauvaise année pour le marché de l’immobilier, malgré les mesures du gouvernement qui en ont effrayé plus d’un. En quantité, les ventes ne devraient pas diminuer. Reste à voir désormais comment se porteront les prix du mètre carré.